Bien que les travaux aient été complétés il y a plusieurs mois, Kingsbury a tenu à souligner de manière officielle les organisations qui l’ont soutenu financièrement dans son projet de revitalisation du parc Isabelle-Brasseur, au cœur du village.
Pour réaliser ce projet, terminé en octobre 2024, la municipalité a pu compter sur deux sources de financements gouvernementaux : Fonds régions et ruralité et Conseil Sport Loisir de l’Estrie. La mairesse de Kingsbury, Amélie Tremblay, a toutefois voulu souligner de façon particulière qu’une partie des fonds provient de sources locales et régionales.
«Ça fait une différence pour notre communauté»
L’une de ces sources provient de la publication du livre «Regards sur l’histoire de Kingsbury et New Rockland» de l’auteur Denis Gauvin. Tous les profits de cet ouvrage, qui a connu deux réimpressions depuis sa sortie, ont été versés à des activités destinées à la jeunesse.
«Le livre a été financé par les Placements Bombardier [détenu par des membres de la famille Bombardier], à condition que les profits de la vente du livre soient redistribués pour les jeunes de Kingsbury. Nous avons ainsi consacré environ 10 000 $ de ces profits à l’installation d’un nouveau module de jeux», explique Amélie Tremblay.

La mairesse salue aussi l’apport de la Caisse Desjardins du Val-Saint-François, qui a appuyé le projet par un soutien financier de 15 000 $.
«Desjardins est impliqué ici, dans notre milieu, et c’est important de le souligner. Quand on a besoin d’aide, ils sont là. On sent un appui et une ouverture. Ils font le choix d’investir dans le Val-Saint-François et ils veulent que le Val se développe. Ça fait une différence pour notre communauté.»
Amélie Tremblay explique les raisons de ce délai pour organiser une cérémonie officielle. «Nous voulions depuis longtemps installer une plaque pour souligner le soutien de Desjardins. Mais il n’était pas possible de le faire directement sur les modules de jeux. Nous avons donc voté au conseil municipal un budget pour acheter un banc de parc sur lequel installer ensuite la plaque.»

«Il s’agit d’un projet structurant»
«La Caisse du Val-Saint-François est fière d’appuyer ce projet. Cette initiative contribue à améliorer la qualité de vie des citoyens en leur offrant un espace de rassemblement accessible qui favorise les loisirs, l’activité physique et les échanges entre les générations. Il s’agit d’un projet structurant qui répond à un besoin concret de la communauté et qui aura des retombées positives à long terme», fait savoir Dominic Gagnon, directeur général de la Caisse Desjardins du Val-Saint-François.
Dominic Gagnon souligne que ce soutien s’inscrit dans les critères d’investissement communautaire de l’institution financière. Pour 2026, l’assemblée générale des membres a convenu d’allouer 261 000 $ à son Fonds d’aide au développement du milieu (FADM), qui correspond à une partie des ristournes.
«En collaborant avec les municipalités, les organismes et les citoyens de son territoire, la Caisse contribue concrètement à la réalisation de projets qui renforcent l’attractivité des communautés et améliorent la qualité de vie des gens qui y vivent», ajoute-t-il.

Un legs de l’ex-mairesse Martha Hervieux
Le projet de revitalisation du parc Isabelle-Brasseur est le legs de l’ex-mairesse, Martha Hervieux. À l’époque, l’ex-directrice générale, Chantal Coutu, ainsi qu’un comité composé de bénévoles l’avaient épaulée.
«C’est un beau projet, où certains végétaux installés dans l’aménagement du parc sont comestibles», souligne Amélie Tremblay.
La mairesse aimerait que le parc serve éventuellement de lieu pour organiser les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste.

Victimes de leur succès
Ces nouvelles installations sont victimes de leur succès, déplore la mairesse. Qui constate que plusieurs personnes de l’extérieur viennent à Kingsbury pour les utiliser.
«Nous sommes contents d’avoir maintenant un beau parc et un beau module de jeu dans un espace plus grand que la majorité des parcs à Sherbrooke. Mais le problème, c’est que ça attire des gens qui viennent ici sans dépenser ici. Alors que nous finançons ces infrastructures et leur entretien, qui coûtent extrêmement cher compte tenu de nos moyens et du manque de main-d’œuvre. C’est important pour nous de conserver en bon état ces investissements, car nous n’aurions pas les moyens de refaire ce parc une deuxième fois.»
Elle mentionne aussi l’accès au marais de Kingsbury, un écrin de nature accessible à deux pas du parc Isabelle-Brasseur. Plusieurs amateurs d’activités nautiques non motorisées, principalement le kayak, le canot et la planche à pagaie, fréquentent ce lieu durant la saison estivale. La mairesse craint la contamination du marais par des espèces exotiques envahissantes. Dans un contexte où la municipalité est incapable de se payer une station de lavage des embarcations.

L’une des avenues pour financer ces infrastructures serait, selon la mairesse, l’installation de stationnements payants. Une avenue qui est présentement à l’étude par le conseil municipal.
«À mon arrivée à la mairie, j’avais, dès le départ, une vision de développement récréotouristique pour Kingsbury. J’ai toutefois réalisé, lorsqu’on a examiné les budgets passés, que nous avions d’importants enjeux de restructuration à l’interne. On s’est donc concentré là-dessus. Mais cette idée n’a pas été mise de côté et me trotte toujours derrière la tête.»
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